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Marie-Albane Watine

MCF -  UNS

Mes recherches se situent dans le champ de la stylistique. Je travaille principalement sur des textes littéraires des XX et XXIe siècles (Claude Simon, Beckett, Céline, Aragon, Giono, Ernaux, Bon…). Actuellement mes axes de recherches sont les suivants :

1. Etude des figures de discours, notamment

  • o de la réduplication, dont j’ai proposé une modélisation énonciative, en la reliant à des fréquences dans l’histoire de la langue littéraire, notamment de 1850 à nos jours
  • o de la tmèse, selon une approche psycholinguistique.

2. Etude énonciative des textes littéraires : je m’intéresse notamment à la façon dont le jeu dialogique des points de vue sert des représentations contradictoires ou ambiguës, par exemple chez Simon ou Aragon.

3. Depuis peu, je travaille à développer une stylistique cognitive de la phrase. Je recours aux concepts de la psycholinguistique cognitive pour rendre compte des « états de lecture » qui sont suscités successivement par la forme des phrases, au cours d’une lecture envisagée comme inscrite dans le temps. Il s’agit de montrer comment ces états sont plus ou moins informés par la mémorisation, la réanalyse et la protension, parce que la structure linéaire des phrases instruit plus ou moins de prévisibilité vers l’avant, ou de rattachement tardif à la structure en cours de traitement.

Mon CV et la liste de mes publications sont consultables dans le menu de droite ("documents").

Dernières publicationsHAL

pour l'idHal "marie-albane-watine" :

titre
Contradiction et référence dans Blanche ou l'oubli d'Aragon : un double modèle, linguistique et littéraire
auteur
Marie-Albane Watine
article
Julien Piat, Dominique Massonnaud. Aragon romancier : Genèse, modèles, réemplois, Garnier, pp.154-175, 2016, Aragon romancier : genèses, modèles, réemplois
annee_publi
2016
typdoc
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titre
Norme psycholinguistique, norme esthétique : le cas de la tmèse dans la prose littéraire
auteur
Marie-Albane Watine
article
Normes linguistiques et textuelles, Mar 2015, Toulon, France
annee_publi
2015
resume
A partir des années 1950, on voit apparaître dans la stylisation du parlé de nouveaux types de phrases, comportant des structures de mises en attente et des inserts qui dévient de la norme à différents égards : déviance morpho-syntaxique, avec par exemple des disjonctions entre pronom clitique et verbe ; déviance syntaxique, avec des structures récursives d’insert dans l’insert ; déviance discursive, avec des inserts assez long pour mettre en péril la mémorisation du premier segment. Ces retardements d’éléments prévisibles appellent une lecture figurale, et nous nommons tmèse, au sens large, ces disjonctions de divers types senties comme a-normales. On propose une typologie des tmèses, selon qu’elles sont toujours perçues comme déviantes (tmèses contraintes : cas des tmèses lexicales) ou qu’elles peuvent être l’objet d’un jugement graduel de déviance (tmèses conditionnées : cas des insertions très longues ou très complexes). Dépassant le cadre figural, nous proposons ensuite d’aborder l’infraction ressentie en termes psycholinguistiques. En effet, depuis une quinzaine d’années, certaines études cognitives du traitement des phrases montrent que les structures qui compromettent la compréhension et obligent à des retraitements sont celles qui, comme les tmèses, induisent des coûts de stockage et des coûts d’intégration élevés. Nous souhaitons ainsi évaluer l’impact des limites cognitives de la performance, qui participe au ressentiment collectif de la norme. On passe en revue trois hypothèses sur les difficultés processuelles des insertions, qui offrent des pistes pour l’appréhension du sentiment de transgression dans la majorité des tmèses relevées : l’hypothèse du nombre de dépendances incomplètes en un point, l’hypothèse de la longueur des prévisions syntaxiques, et l’hypothèse du nombre et de la nature des référents discursifs intercalaires. On conclut que les tmèses dites conditionnées passent la limite d’une norme qui n’est pas interne au système linguistique (ou à la compétence), mais aux limitations cognitives qui sont les nôtres, notamment celles qui concernent la mémoire de travail. Ces limitations constituent une entrée dans l’appréhension de la norme esthétique, celle qui nous fait dire : ce n’est pas agrammatical, mais c’est lourd, inélégant, difficile, voire illisible… Cette lourdeur peut être mise en perspective au sein de l’histoire de la langue littéraire, où elles sont susceptibles de différents rendements esthétiques, entre référence à un état classique de la langue, affichage d’une guerre contre la norme syntaxique, ou recherche d’un mal-dire plus moderne.
typdoc
Communication dans un congrès
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titre
La transcription fidèle d'une discussion critique : fonction de l'effacement énonciatif
auteur
Marie-Albane Watine
article
Marianne Bouchardon; Myriam Dufour-Maître. La Critique dans l'oeuvre littéraire, Garnier, pp.209-224, 2015, 〈https://www.classiques-garnier.com/editions/index.php?page=shop.product_details&flypage=flypage_garnier.tpl&product_id=1888&category_id=10&option=com_virtuemart&Itemid=1&vmcchk=1&Itemid=1〉
annee_publi
2015
resume
Les œuvres du Nouveau Roman ont précocement été doublées d’un appareil critique important, issu pour l’essentiel des épigones du mouvement eux-mêmes ; l’emprise théorique de Ricardou, en particulier, s’est avérée déterminante, et a été plus ou moins bien acceptée par ses collègues au fil du temps. Contrairement à Robbe-Grillet ou Sarraute, Claude Simon a fort peu théorisé lui-même, et a eu peu l’occasion de s’expliquer sur les divergences que son œuvre manifeste face aux options théoriques ricardoliennes, parmi lesquelles la question du référent autobiographique occupe la première place. Mais l’œuvre tardive met en œuvre une stratégie originale de réponse aux critiques formulées plus de vingt ans auparavant : la fin du Jardin des Plantes (1997) retranscrit fidèlement une discussion du colloque de Cérisy de 1971, concernant la place du référent autobiographique chez Simon. Dans une perspective linguistique énonciative, nous verrons comment ces quelques pages, qui se donnent comme une transcription fidèle au discours direct de la bande enregistrée des débats, travaillent à une disqualification ambiguë de la théorie sui-référentielle. Les stratégies d’effacement énonciatif donnent au texte le statut de simple document, et rendent difficilement repérables l’origine énonciative et le positionnement argumentatif du locuteur. Parallèlement, les ratés de la transcription – qui, à l’examen, s’avère partiellement infidèle – et l’introduction au discours indirect libre permettent des effets ironiques d’hybridation polyphonique. Finalement, l’effacement énonciatif permet l’advenue d’un sur-énonciateur (A. Rabatel) qui surplombe les points de vue exposés, sans toutefois que ce point de vue surplombant soit clairement identifiable. Se met ainsi en place une critique originale, qui se contente de mentionner sans argumenter, et dont le potentiel critique réside tout entier dans une configuration subtile de l’agencement des points de vue. La sourdine critique et le feuilletage des voix sont caractéristiques de la méfiance envers l’argumentation directe et des jeux énonciatifs, tous deux emblématiques d’un moment repérable de l’histoire littéraire.
typdoc
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titre
Le récit contradictoire et son linguistic turn
auteur
Marie-Albane Watine
article
Cahiers de narratologie, LIRCES, 2015, Street Art I, 〈https://narratologie.revues.org/7372〉
annee_publi
2015
resume
Nous nous proposons dans cette étude de mettre en évidence les caractéristiques narratologiques, contextuelles et linguistiques de ce que nous appellerons les « récits contradictoires ». Nous désignons par là des récits qui font, en quelque façon, entorse au principe de non-contradiction tel qu’il est défini chez Aristote : « Il est impossible qu’un même attribut appartienne et n’appartienne pas en même temps et sous le même rapport à une même chose ».La contradiction narrative n’est pas un terrain inexploré dans l’étude du récit, loin s’en faut : elle entre notamment dans les composantes de ce que Brian McHale a appelé les « fictions postmodernes ». Elle présente aussi une parenté avec la notion de « discohérence », créée en 1973 par Jean Ricardou pour caractériser certains récits du « Nouveau Nouveau Roman », qui « met[tent] en scène l’assemblage impossible d’un Pluriel diégétique » – mais la mise en œuvre de cette notion cette fois-ci étroite nous paraît surtout opératoire pour les textes de cette période. La contradiction peut enfin entrer dans les caractéristiques plus larges de ce que Francis Berthelot appelle les « transfictions », qui, placées à l’interface entre narratologie thématique et narratologie discursive, bouleversent « l’ordre du monde actuel » en mêlant réel et imaginaire, et/ou « l’ordre du récit » en contestant les formes narratives couramment utilisées depuis le XIXe siècle : ainsi les textes de Buzzati, Auster, Queneau, Pynchon ou encore Lovecraft, Dick ou Matheson que Berthelot recense dans son anthologie.Nous souhaitons pour notre part nous placer d’un point de vue logique et linguistique pour borner l’exploration de ces transgressions postmodernes à la seule expression de la contradiction. Un récit est contradictoire, non parce qu’il évoque des faits qui n’appartiennent pas à la réalité de notre monde (comme c’est le cas dans le merveilleux ou le fantastique), mais parce qu’il affirme ou oblige à inférer, en même temps, deux propositions contradictoires P et non-P.Quels sont les propriétés de ce type de récit ? Comment expliquer leur fortune à partir des années 1960 – la contradiction serait-elle un objet spécifiquement postmoderne ? Dans quelle mesure et par quels moyens linguistiques la contradiction bouleverse-t-elle les cadres du récit, voire du discours dans son ensemble ? Quelle est l’influence des données contextuelles sur les formes adoptées par ce type de récit ?Nous nous appuierons dans un premier temps sur un texte d’Aragon pour mettre au jour le fonctionnement et les enjeux d’un récit contradictoire, avant de montrer quelle convergence de données historiques et culturelles président à la multiplication des récits contradictoires dans les décennies concernées. Nous confronterons enfin le récit d’Aragon à un court texte d’Allais (1890), pour montrer que leur fonctionnement linguistique respectif autorise à en distinguer deux modèles formels, qui témoignent du fait que le récit contradictoire est entré dans l’ère du « tournant linguistique ».
typdoc
Article dans une revue
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https://hal-unice.archives-ouvertes.fr/hal-01363120/file/narratologie-7372-29-le-recit-contradictoire-et-son-linguistic-turn.pdf BibTex
titre
Prévisibilité phrastique et style parlé
auteur
Marie-Albane Watine
article
Conférence "Postgrade" de l'Unité de Linguistique française de l'université de Lausanne, Mar 2014, Université de Lausanne, Suisse. 2014
annee_publi
2014
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Communication dans un congrès
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titre
Prévisibilité phrastique et style parlé
auteur
Marie-Albane Watine
article
Laure Himy, Jean-François Castille, Laurence Bougault (eds.). Le Style découpeur de réel. Faits de langue, effets de style, Presses universitaires de Rennes, pp.303-313, 2014
annee_publi
2014
typdoc
Chapitre d'ouvrage
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titre
Les âges de la réduplication
auteur
Marie-Albane Watine
article
Semen - Revue de sémio-linguistique des textes et discours, Presses Universitaires de l'Université de Franche Comté (Pufc), 2014, Pragmatique de la répétition, pp.55-73
annee_publi
2014
resume
Les figures de répétition ont une vie propre, elles connaissent un avènement, et subissent des phénomènes de mode ou de désaffection. L’approche pragmatique a tout intérêt à tenir compte de cette historicité des formes et des fonctions de la répétition, qui détermine le cadre global d’effets spécifiques. C’est sur l’historicisation d’une figure et de ses différentes réalisations dans le discours littéraire que cette contribution met l’accent, en se limitant à l’étude de la réduplication, ou répétition immédiate et iso-fontionnelle d’un quelconque segment textuel. À partir d’un corpus original de plusieurs milliers d’occurrences constitué à partir de Frantext, elle montre que cette figure apparaît tardivement dans les textes littéraires, vers le milieu du XIXe siècle, et qu’elle est liée aux expérimentations touchant à la stylisation du parlé. A partir de 1920, elle ne subit plus de changements quantitatifs dans son ensemble, mais elle évolue radicalement d’un point de vue typologique. Trois nouveaux sous-types de réduplication voient le jour et témoignent de la complexification énonciative d’une figure jusque-là cantonnée à des effets d’intensification. L’étude tente d’expliquer cette créativité typologique par des déterminations linguistiques, culturelles et esthétiques.
typdoc
Article dans une revue
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https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01228720/file/Semen%2038_4_WATINE.pdf BibTex
titre
Réduplication et progression discursive dans la prose beckettienne
auteur
Marie-Albane Watine
article
Julien Piat, Philippe Wahl. La Prose de Samuel Beckett. Configuration et progression discursives, Presses Universitaires de Lyon, pp.149-160, 2013, 2729708669. 〈http://presses.univ-lyon2.fr/produit.php?id_produit=887〉
annee_publi
2013
resume
La réduplication (que nous définissons comme la répétition immédiate et à l’identique d’un quelconque segment textuel), en tant que simple réitération d’un contenu lexical, est-elle signe de piétinement ou joue-t-elle un rôle dans la progression discursive ? La figure, particulièrement fréquente dans le style beckettien, a parfois la simple fonction intensive ou itérative que lui prête la rhétorique classique. Sous une forme souvent transphrastique, elle se trouve aussi au fondement de certaines figures d’ajout qui relèvent d’une fiction de discours oral. Mais dans certains cas, elle ressortit d’une mise en thème méta-énonciative qui en fait, nous semble-t-il, l’une des formes du dédoublement énonciatif de la modalité autonymique, bien que les linguistes de la réflexivité et de la glose ne l’aient pas répertoriée comme telle. Certaines occurrences, qui combinent réduplication et signaux énonciatifs et suprasegmentaux (« Mais à vrai dire (à vrai dire !), je n’ai jamais été particulièrement résolu »), imposent cette interprétation ; elles permettent aussi de jeter une lumière sur des réduplications non marquées, mais difficilement compréhensibles en termes classiques d’intensification. Une grande partie des occurrences a d’ailleurs sémantiquement trait à la parole et au langage. Loin de répéter à l’identique, sans ajout informationnel, la figure obéit donc à une logique de contestation qui thématise autonymiquement le dit, pour le révoquer. Toutefois le dédoublement énonciatif, contrairement à ce qui a lieu dans d’autres formes de boucles réflexives, se borne à la remise en cause du dire, sans proposition de correction. La raréfaction dans l’œuvre des marques de ponctuation accompagnant la figure est enfin révélatrice d’une variation dans le rapport du style de Beckett à l’opacité de la langue.
typdoc
Chapitre d'ouvrage
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https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01164948/file/Watine_Beckett.pdf BibTex
titre
Les âges de la réduplication
auteur
Marie-Albane Watine
article
La répétition lexicale, approche discursive et pragmatique, 2013, Université Nice Sophia Antipolis, France. 2013
annee_publi
2013
typdoc
Communication dans un congrès
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titre
Le modèle vocal de la liste, ou comment conjurer la rationalité graphique
auteur
Marie-Albane Watine
article
Michel Raymond, Michèle Lecolle, Sophie Lawson. L'Effet-liste. Enjeux et fonctionnements de l'accumulation verbale en littérature, Garnier, pp.395-410, 2013
annee_publi
2013
typdoc
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