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Rôle du chunking dans l’apprentissage séquentiel et capacités de mémorisation à court-terme (dir. F. Mathy)

Ce projet de doctorat vise à apporter une réponse à la question de l’origine des capacités générales d’apprentissage et de ses liens avec la mémorisation à court terme. L’idée est que la compressibilité de l’information permet de décrire la capacité des individus à réorganiser de façon structurée l’information séquentielle. Il a été montré que la capacité à mémoriser des séquences a un impact direct sur l’apprentissage implicite d’une langue. Les travaux autour du paradigme de Hebb indiquent par exemple qu’un mécanisme d’apprentissage sériel en jeu dans les tâches de mémoire à court terme est déterminant pour l’acquisition d’un nouveau mot. Cette capacité de mémorisation dans l’ordre de matériel verbal chez des enfants de 5-6 ans serait le meilleur prédicteur du niveau de lecture et de vocabulaire un an plus tard, et serait typiquement en cause dans la dyslexie. On peut également suspecter qu’un tel mécanisme général puisse expliquer les capacités verbales supérieures des hauts potentiels ainsi que leur capacité exceptionnelle à organiser l’information. Ce projet consistera à évaluer la compressibilité de l’information par des participants enfants et adultes par des expérimentations qui concernent la mémorisation verbale et visuelle à court terme. Notre hypothèse est que la capacité à organiser l’information séquentiellement est modélisable par la complexité algorithmique et que cette notion permet de rendre compte du lien entre capacité en mémoire, apprentissage et intelligence.