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Approches pragma-énonciatives de la définition

Dans ce nouvel axe, nous nous proposons de réfléchir aux usages énonciatifs et discursifs de la définition, ainsi qu’à leurs enjeux pragmatiques et fonctionnels. Ces réflexions, menées majoritairement sur des corpus écrits (politique, politico-religieux, scientifique et littéraire), s’ouvriront également à des corpus oraux. En partant d’une prise en considération des relations qu’entretiennent les termes de la définition, du caractère implicite (épilinguistique) ou explicite (métalinguistique) de l’énoncé définitoire, de son éventuelle dimension dialogique, nous nous demanderons dans quels contextes et dans quelle(s) perspective(s) pragmatique(s) la définition est utilisée par les locuteurs. Notre travail portera sur trois dimensions de la définition : 1) du point de vue structural, sous quelle forme privilégiée apparaît la définition en fonction des discours (énoncés attributifs simples ou disloqués, appositifs, parenthétiques, etc.), et plus généralement comment la définition se marque-t-elle en discours ? ; 2) du point de vue énonciatif, quelle image le locuteur construit-il de lui-même lorsqu’il définit et quels sont les positionnements énonciatifs sous-jacents (avec les phénomènes de dialogisme interdiscursif ou interlocutif impliqués) ? ; 3) du point de vue pragmatique enfin, quelle est la dimension figurale de la définition et ses visées discursives (clarifier, reformuler, remodeler des frontières notionnelles, enseigner, argumenter) ?

Cet axe donnera lieu également à des interactions avec l’équipe Logométrie, notamment dans le cadre d’une co-direction de thèse, autour de l’étude de schèmes définitionnels récurrents (de type, « X, c’est Y »). On se demandera ensemble en particulier quel rôle joue ce genre de définition dans le discours politique, notamment électoral, en faisant discuter le point de vue de l’énonciativiste et de l’analyste du discours, et on tentera de détecter automatiquement certains types d’énoncés définitoires qui formeraient motifs.

Réalisations prévues : suites éditoriales de la première journée d’étude organisée en octobre 2015 (Définir : pour quoi faire ?) ; organisation d’un colloque ; participation à l’axe interdisciplinaire Altérité et mondialisation de la MSHS-SE (projet Frontières, Mobilités et co-développement, resp. A. Brogini (CMMC) et S. Potot (URMIS), sur l’altérité religieuse) ; participation au consortium scientifique européen sur la radicalisation et sa prévention (coordonné par S. Alava, Toulouse 2) en travaillant dans le projet en sciences du langage Terrorisme et discours de haine dans un monde mondialisé piloté par C. Moïse (Grenoble-Alpes) ; encadrement d’une thèse sur « La définition oratoire dans les discours de la Ligue au XVIème siècle » ; participation aux projets Idex « TEXT# » et « Alteremo » déposés auprès de l’Académie 5.