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Marie-Albane Watine

MCF -  UNS

Mes recherches se situent dans le champ de la stylistique. Je travaille principalement sur des textes littéraires des XX et XXIe siècles (Claude Simon, Beckett, Céline, Aragon, Giono, Ernaux, Bon…). Actuellement mes axes de recherches sont les suivants :

1. Développement d’une stylistique cognitive de la phrase. Recours aux concepts de la psycholinguistique cognitive pour rendre compte des « états de lecture » suscités successivement par la forme des phrases, et plus ou moins informés par la mémorisation, la réanalyse et la protension.

2. Histoire de la phrase française au XXe siècle : travail sur les évolutions syntaxiques et leurs contextes d’apparition, dans les discours littéraires mais aussi les correspondances privées, les textes publicitaires...

3. Etude des figures de discours

  • o selon une approche énonciative (notamment de la réduplication, dont j’ai proposé une modélisation énonciative, en la reliant à des fréquences dans l’histoire de la langue littéraire)
  • o selon une approche psycholinguistique, notamment des figures de construction (tmèse, apo koinou...)

4. Etude énonciative des textes littéraires : notamment, façon dont le jeu dialogique des points de vue sert des représentations contradictoires ou ambiguës (Simon, Aragon).

Mon CV et la liste de mes publications sont consultables dans le menu de droite ("documents").

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pour l'idHal "marie-albane-watine" :

titre
Pour une stylistique cognitive de la phrase
auteur
Marie-Albane Watine
article
Séance du Groupe d'Etude d'Histoire de la Langue Française, Paris-Sorbonne, Dec 2018, Paris, France
annee_publi
2018
resume
Du point de vue de l'instance du lecteur, la lecture d'une phrase constitue une expérience qui se déroule dans le temps : « avant d'être une hiérarchie de relations, elle est un système d'anticipations prolongées, suspendues, déçues, comblées », soulignait Laurent Jenny en 1989. Mais la prise en compte de cette dimension temporelle ou des états particuliers qui peuvent en résulter chez le lecteur reste marginale dans les sciences du texte, et les outils pour les décrire manquent. Comment la compréhension progressive d'une phrase suscite-t-elle à chaque instant des états de lecture plus ou moins tendus vers l'avant (mémorisation) ou l'après (prévision), ou ancrés dans le présent ? Peut-on élaborer une typologie formelle des phrases qui tienne compte de ces contraintes cognitives ? Pour répondre à ces questions, nous proposons d'importer au sein de la stylistique de la phrase les concepts de la psycholinguistique cognitive, notamment ceux qui sont issus de la modélisation de la compréhension des phrases en temps réel. Nous donnerons enfin un aperçu du rendement d'une telle stylistique cognitive de la phrase par l'analyse de quelques faits microsyntaxiques ou figuraux.
typdoc
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titre
Marie-Albane Watine
auteur
Marie-Albane Watine
article
Aux marges des discours rapportés : approches diachroniques et génériques des discours rapportés louches et atypiques, Jul 2018, Paris, France
annee_publi
2018
resume
« Discours louches et constructions louches : une approche psycholinguistique » Colloque international Aux marges des discours rapportés : approches diachroniques et génériques des discours rapportés louches et atypiques Mardi 5 et mercredi 6 juin 2018-Université Paris Sorbonne Organisé par Karine Germoni et Claire Stolz Résumé Les formes louches du discours rapporté, qui sont pour plusieurs raisons devenues courantes dans divers genres depuis les années 1980, produisent des effets souvent analysés en termes d'ambivalence ou d'ambiguïté. Nous nous proposons dans cette contribution d'explorer le fonctionnement de ces effets au cours même de la lecture des énoncés dans le temps, en chaque point du déroulement de cette lecture ; nous empruntons pour cela certains outils issus de la psycholinguistique cognitive, et nous centrons sur les discours louches qui présentent temporairement des « constructions louches ». L'étude tend à montrer que le lecteur, une fois arrivé au terme de la lecture de ces énoncés, peut construire une représentation floue, où certains segments sont rapportés à la fois à tel énonciateur et à tel autre-même si en terme d'analyse syntaxique et énonciative il n'en est rien.
typdoc
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titre
Une théorie holistique du style
auteur
Marie-Albane Watine
article
2018
annee_publi
2018
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titre
« Poétique et rhétorique. La Littérature et sa belle parole. J. Gardes-Tamine, Champion, 2015 »
auteur
Marie-Albane Watine
article
2018, pp.246-248
annee_publi
2018
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titre
Existe-t-il un style Minuit ?
auteur
Marie-Albane Watine
article
2018, pp.294-297
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2018
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titre
Norme psycholinguistique, norme esthétique : le cas de la tmèse
auteur
Marie-Albane Watine
article
Monte, Michèle; Gaudin, Lucile. Normes textuelles et discursives. Émergence, variations et conflits, Presses universitaires de Franche-Comté, pp.75-93, 2017, 978-2-84867-605-0. 〈http://pufc.univ-fcomte.fr/normes-textuelles-et-discursives-emergence-variations-et-conflits.html〉
annee_publi
2017
resume
A partir des années 1950, on voit apparaître dans la stylisation du parlé de nouveaux types de phrases, comportant des structures de mises en attente et des inserts qui dévient de la norme à différents égards : déviance morpho-syntaxique, avec par exemple des disjonctions entre pronom clitique et verbe ; déviance syntaxique, avec des structures récursives d’insert dans l’insert ; déviance discursive, avec des inserts assez long pour mettre en péril la mémorisation du premier segment. Ces retardements d’éléments prévisibles appellent une lecture figurale, et nous proposons de nommer tmèse, au sens large, ces disjonctions de divers types senties comme a-normales. Nous proposerons ici d’aborder l’infraction en termes psycholinguistiques. En effet, depuis une quinzaine d’années, certaines études cognitives du traitement des phrases montrent que les structures qui compromettent la compréhension et obligent à des retraitements sont celles qui, comme les tmèses, induisent des coûts de stockage et des coûts d’intégration élevés. Nous souhaitons ainsi évaluer l’impact des limites cognitives de la performance, qui participe au ressentiment collectif de la norme.
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Chapitre d'ouvrage
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https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01896541/file/Watine.pdf BibTex
titre
« Qu’est-ce que le vide ? » L’ellipse dans Les Âmes fortes de Jean Giono
auteur
Marie-Albane Watine
article
Loxias, CTEL (Centre Transdisciplinaire d'Epistémologie de la Littérature), 2016, 〈http://revel.unice.fr/loxias/index.html?id=8659〉
annee_publi
2016
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Avec Les Âmes fortes, Giono livre un roman particulièrement complexe, notamment en raison des versions contradictoires qu’il propose des mêmes événements, mais aussi à cause des silences du récits : des éléments essentiels à la compréhension sont livrés avec retard ou tout simplement tus. Nous nous penchons donc ici sur la figure structurante de l’ellipse, conçue le pendant formel d’une métaphysique du vide et de l’ennui. Alors que l’ellipse syntaxique, qui participe au travail stylisation de l’oral, n’est que modérément remarquable, les types que nous appelons ellipse logique et ellipse informationnelle, ainsi que l’ellipse narrative et sa variante la paralipse, constituent d’authentiques béances qui mettent le lecteur en demeure de tenter de reconstituer, par une inlassable activité inférentielle, la cohérence locale et globale, parfois sans succès. De ce travail peut naître le sentiment du sublime - ou bien l’impression d’être sans cesse floué et moqué par un texte qui refléterait ironiquement le mystère des événements et des caractères. Enfin, l’ellipse progressive du focalisateur (le sujet du point de vue), dans un roman pourtant dialogué, signe une paradoxale vaporisation du sujet, qui compromet les chances de l’activité herméneutique même.
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Article dans une revue
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titre
Contradiction et référence dans Blanche ou l'oubli d'Aragon : un double modèle, linguistique et littéraire
auteur
Marie-Albane Watine
article
Julien Piat, Dominique Massonnaud. Aragon romancier : Genèse, modèles, réemplois, Garnier, pp.154-175, 2016, Aragon romancier : genèses, modèles, réemplois
annee_publi
2016
typdoc
Chapitre d'ouvrage
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titre
Norme psycholinguistique, norme esthétique : le cas de la tmèse dans la prose littéraire
auteur
Marie-Albane Watine
article
Normes linguistiques et textuelles, Mar 2015, Toulon, France
annee_publi
2015
resume
A partir des années 1950, on voit apparaître dans la stylisation du parlé de nouveaux types de phrases, comportant des structures de mises en attente et des inserts qui dévient de la norme à différents égards : déviance morpho-syntaxique, avec par exemple des disjonctions entre pronom clitique et verbe ; déviance syntaxique, avec des structures récursives d’insert dans l’insert ; déviance discursive, avec des inserts assez long pour mettre en péril la mémorisation du premier segment. Ces retardements d’éléments prévisibles appellent une lecture figurale, et nous nommons tmèse, au sens large, ces disjonctions de divers types senties comme a-normales. On propose une typologie des tmèses, selon qu’elles sont toujours perçues comme déviantes (tmèses contraintes : cas des tmèses lexicales) ou qu’elles peuvent être l’objet d’un jugement graduel de déviance (tmèses conditionnées : cas des insertions très longues ou très complexes). Dépassant le cadre figural, nous proposons ensuite d’aborder l’infraction ressentie en termes psycholinguistiques. En effet, depuis une quinzaine d’années, certaines études cognitives du traitement des phrases montrent que les structures qui compromettent la compréhension et obligent à des retraitements sont celles qui, comme les tmèses, induisent des coûts de stockage et des coûts d’intégration élevés. Nous souhaitons ainsi évaluer l’impact des limites cognitives de la performance, qui participe au ressentiment collectif de la norme. On passe en revue trois hypothèses sur les difficultés processuelles des insertions, qui offrent des pistes pour l’appréhension du sentiment de transgression dans la majorité des tmèses relevées : l’hypothèse du nombre de dépendances incomplètes en un point, l’hypothèse de la longueur des prévisions syntaxiques, et l’hypothèse du nombre et de la nature des référents discursifs intercalaires. On conclut que les tmèses dites conditionnées passent la limite d’une norme qui n’est pas interne au système linguistique (ou à la compétence), mais aux limitations cognitives qui sont les nôtres, notamment celles qui concernent la mémoire de travail. Ces limitations constituent une entrée dans l’appréhension de la norme esthétique, celle qui nous fait dire : ce n’est pas agrammatical, mais c’est lourd, inélégant, difficile, voire illisible… Cette lourdeur peut être mise en perspective au sein de l’histoire de la langue littéraire, où elles sont susceptibles de différents rendements esthétiques, entre référence à un état classique de la langue, affichage d’une guerre contre la norme syntaxique, ou recherche d’un mal-dire plus moderne.
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Communication dans un congrès
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La transcription fidèle d'une discussion critique : fonction de l'effacement énonciatif
auteur
Marie-Albane Watine
article
Marianne Bouchardon; Myriam Dufour-Maître. La Critique dans l'oeuvre littéraire, Garnier, pp.209-224, 2015, 〈https://www.classiques-garnier.com/editions/index.php?page=shop.product_details&flypage=flypage_garnier.tpl&product_id=1888&category_id=10&option=com_virtuemart&Itemid=1&vmcchk=1&Itemid=1〉
annee_publi
2015
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Les œuvres du Nouveau Roman ont précocement été doublées d’un appareil critique important, issu pour l’essentiel des épigones du mouvement eux-mêmes ; l’emprise théorique de Ricardou, en particulier, s’est avérée déterminante, et a été plus ou moins bien acceptée par ses collègues au fil du temps. Contrairement à Robbe-Grillet ou Sarraute, Claude Simon a fort peu théorisé lui-même, et a eu peu l’occasion de s’expliquer sur les divergences que son œuvre manifeste face aux options théoriques ricardoliennes, parmi lesquelles la question du référent autobiographique occupe la première place. Mais l’œuvre tardive met en œuvre une stratégie originale de réponse aux critiques formulées plus de vingt ans auparavant : la fin du Jardin des Plantes (1997) retranscrit fidèlement une discussion du colloque de Cérisy de 1971, concernant la place du référent autobiographique chez Simon. Dans une perspective linguistique énonciative, nous verrons comment ces quelques pages, qui se donnent comme une transcription fidèle au discours direct de la bande enregistrée des débats, travaillent à une disqualification ambiguë de la théorie sui-référentielle. Les stratégies d’effacement énonciatif donnent au texte le statut de simple document, et rendent difficilement repérables l’origine énonciative et le positionnement argumentatif du locuteur. Parallèlement, les ratés de la transcription – qui, à l’examen, s’avère partiellement infidèle – et l’introduction au discours indirect libre permettent des effets ironiques d’hybridation polyphonique. Finalement, l’effacement énonciatif permet l’advenue d’un sur-énonciateur (A. Rabatel) qui surplombe les points de vue exposés, sans toutefois que ce point de vue surplombant soit clairement identifiable. Se met ainsi en place une critique originale, qui se contente de mentionner sans argumenter, et dont le potentiel critique réside tout entier dans une configuration subtile de l’agencement des points de vue. La sourdine critique et le feuilletage des voix sont caractéristiques de la méfiance envers l’argumentation directe et des jeux énonciatifs, tous deux emblématiques d’un moment repérable de l’histoire littéraire.
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